Appel à la mobilisation des artistes des orchestres et des maisons d’opéra le 5 décembre

Les artistes des ensembles permanents qu’ils soient musiciens, chanteurs ou danseurs seront pénalisés par la réforme des retraites qu’annonce le gouvernement comme tous les salariés. Malgré le grand flou entretenu à dessein, chacun comprend qu’il n’y aura que des perdants parmi les salariés et les agents des collectivités territoriales.

Personne n’est dupe : sous prétexte de sauver un régime de retraite qu’ils ont contribué à fragiliser, le président Macron et ses ministres entendent faire baisser la part que représente cette dépense de solidarité dans une vision économique purement libérale.

Quelles conséquences pour nous, les artistes des ensembles permanents ?

Quand on connaît l’age parfois avancé auquel on accède à un emploi grace à un concours réussi après des années de précarité, nous pouvons être certains que nous ferons partie des victimes du nouveau système de calcul des pensions basé sur toute la carrière, donc intégrant les périodes de vaches maigres alors que l’actuelle retraite de sécurité sociale n’est calculée que sur les 25 meilleures années. Sans parler de celles et ceux qui devront jouer ou chanter jusqu’à 70 ans parce que leur entrée dans la carrière aura été un peu tardive.

Le gouvernement prétend que nous aurons une retraite à taux plein si nous travaillons plus longtemps. Ce sera impossible pour beaucoup d’entre-nous qui souffrons avec l’age de maladies invalidantes comme les troubles musculo-squelettiques ou les problèmes auditifs par exemple. Nos métiers usent durement certains et certaines d’entre-nous et cette réforme les condamnerait à finir leur carrière en invalidité ou au chômage avant de toucher une retraite minorée.

Ce projet porte en lui une remise en cause des principes de solidarité qui avaient prévalu lors de la création de la Sécurité Sociale à la Libération. Le fameux “chacun selon ses moyens, chacun selon ses besoins”.

Nous nous opposons à cette réforme pour nous-mêmes, comme nous la refusons pour l’ensemble des salariés de notre pays. Et nous sommes horrifiés d’imaginer aujourd’hui pénaliser la jeunesse et nos enfants en adoptant une réforme basée sur “la clause du grand-père” qui consiste à appliquer aux générations futures une loi que nous trouvons inacceptable pour notre génération.

Tout indique que le gouvernement craint la mobilisation du 5 décembre. Raison de plus pour que les musiciens, les chanteurs ou encore les danseurs des ensembles permanents participent massivement à la grève et aux manifestations.

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